Quand la séquestration devient une méthode de revendication...

Publié le par Finchleyroad


Le contexte économique mondial, le chômage en France, l'annonce des licenciements, la détresse humaine, la surmédiatisation, l'irrationnalité, l'effet de groupe, les peurs, l'exaspération, les bonnes raisons, l'intolérance, les "jusqu'auboutistes", la défaillance de l'Etat, les revendications légitimes, l'empathie, la tolérance, la peur en l'avenir, une zone géographique sinistrée, les fermetures des classes scolaires, l'anticipation, la bonne conscience, etc.
Vous mélangez tout cela dans un shaker, et vous obtenez ce qui s'est passé le mardi 8 septembre 2009 : trois institutrices ont été sequestrées par des parents d'élèves et élus :


Des parents d’élèves retenaient mardi soir dans le calme trois institutrices d’une école primaire de Laroque d’Olmes, dans l’Ariège, pour protester contre la fermeture d’une classe. «Nous avons pris possession de l’école – parents d’élèves et élus – et nous retenons les trois enseignantes de l’école, dont la directrice. Nous exigeons le maintien de la classe, au moins jusqu’à la fin de l’année, qu’ils les laissent terminer l’année», a déclaré la mère d’une élève de l’école Elisée-Maury.


«Nous avons appris que l’Education nationale avait décidé de supprimer le poste d’une institutrice, disant qu’il n’y avait pas assez d’enfants, il y a 47 élèves pour trois classes de CM1, CM2 et une classe CM1/CM2 et ils ont décidé d’en supprimer une», a-t-elle ajouté.

A la sortie de l’école mardi, 70 parents ont bloqué l’école. L’inspecteur d’académie de Foix a proposé de venir discuter avec eux s’ils levaient le blocage, mais ils ont refusé et affiché leur détermination en établissant un planning de roulement pour occuper l’école tant qu’ils n’auront pas eu gain de cause.


Jean-Charles Sutra, conseiller municipal de Laroque d’Olmes et responsable de la commission scolaire, s’est joint au mouvement de protestation.
«Nous sommes dans une région textile sinistrée, avec de nombreux licenciements, les gens partent pour aller chercher du travail ailleurs, nous venons de perdre trois élèves et nous sommes passés en dessous du seuil de 49 élèves, nombre nécessaire pour maintenir les 3 classes».

«L’Etat se désengage complètement et nous laisse dans la ruine, la gendarmerie est menacée, la trésorerie a fermé», regrette l’élu.

Un conseil municipal devait se tenir symboliquement, mercredi, dans la cour de l’école, où l’ancien joueur de football Fabien Barthez a donné ses premiers coups de pied dans un ballon.

(Source AFP)


Dommage qu'il n' y ait pas plus d'information concernant le contexte de cette situation... pas assez de journalistes ?
Dommage qu'il n'y ait pas de commentaire de l'une des institutrices séquestrées... connivence ?
Dommage que l'on ne sache pas plus précisement le nombre de classes totales dans cette école... doit-on faire 47 / 2 = x élèves par classe ?
Dommage qu'on ne sache pas si la fermeture d'une classe entrainera la suppression d'un poste d'un instituteur...orchestration ?

Quoi...? la photo d'une corde dans cet article est trop violente alors que tout s'est passé dans le calme ?
Quoi...? La médiatisation par la séquestration est une bonne méthode de revendication ?
Quoi...? Il y eut une séquestration alors que la classe n'est pas encore fermée ?
Quoi...? Le manque d'information rend parano ?
Quoi...? Que se passe-t'il à Pompertuzat en Haute-Garonne...?

A qui la prochaine profession sequestrée ?
Affaire à suivre...

Publié dans Actualité

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Commenter cet article

Zach 14/09/2009 01:50

Si je devais penser une chose de cette regrettable histoire, c'est qu'arriver à un certain seuil (cf: la séquestration ), c'est qu'il y a un manque d'écoute. Autrement dit, ces personnes se font passer pour des vilains canards, mais au moins, ils ont le mérite d'être (ENFIN) entendu par les relations médiatiques. Mais, est-ce que des mesures vont être prises pour autant ?

Finchleyroad 15/09/2009 18:00



Tu fais bien de le signaler car c'est un angle d'approche que j'avais écarté. Après perso, je ne pense pas forcément que ce sont des "vilains canards", c'est uste une méthode en elle-même que je
regrette...

Et enfin tu soulèves bien la question : la fin justifie t-elle les moyens ? On verra la suite...

Merci pour ton commentaire.



gerard pendaries 13/09/2009 09:07

C'à c'est une reflexion intelligente, rien à voir avec la bêtise! Mais je suis preneur merci

gerard pendaries 12/09/2009 19:40

Je suis, depuis toujours, séquestré par ma propre bêtise....au secours.

Finchleyroad 12/09/2009 22:30


Vous savez ô combien mieux que moi, que c'est cette "bêtise", qui nous permet justement de nous "libérer" de bien des choses...   ; )


Beranger 12/09/2009 11:29

lorsque le droit n'est plus crédible, la "violence" l'installe

Finchleyroad 12/09/2009 22:24


Je comprends bien ce que tu veux signifier...

Pour ma part, j'aurai envie de dire que ce n'est pas tant le droit qui n'est plus crédible, mais les gens qui ne donnent pas de crédibilité au droit... au moins cela laisse un peu plus la
possibilité que l'interprétation qu'en font les gens peut être juste ou non... et par la conséquence l'acte de "violence" peut prendre le même adjectif... 

Bon, je sais je coupe les cheveux en quatre...  ; )


Lili et la trilogie 11/09/2009 09:55

"quel drôle" pas "quelle" désolée!

Finchleyroad 11/09/2009 20:37


Je suis comme toi, je me sens très embarrassé lorsque sur mes textes se glisse une erreur...   ; )