Lundi 14 septembre 2009 1 14 /09 /Sep /2009 23:14


Au fil des mes visites de blog en blog, ici et , sur tout ce qui concernait le domaine de la littérature, je posai mon attention sur un avatar d'une blogueuse ayant pour couverture la photo d'un livre  La note sensible, de Valentine Goby, roman qui figurait sur mes étagères depuis plusieurs années et que j'avais bien apprécié à l'époque.

Devant les souvenirs troublés et altérés par le temps, je me pris soudainement d'une envie de le relire.
Une envie de le relire par honte de ne plus pouvoir le décrire de manière aussi claire que je l'aurai souhaité, une envie de lire tout simplement...

Voici l'extrait au dos du livre.
" Je n'ai jamais connu de vous qu'un univers sonore, où dominaient Mozart et votre violoncelle. Vous jouiez. Les voix chantaient. J'écrivais. Votre musique est dans ce manuscrit. A vous entendre, j'ai eu peur de vous aimer. Je vous ai fui. J'ai écrit ce qui aurait pu être notre histoire. Ne me demandez pas pourquoi. Je ne vous demande pas pourquoi vous avez joué pour moi du violoncelle, chaque soir, pendant des mois.
Quand vous aurez terminé votre lecture, je serai nue devant vous, et pourtant moins vulnérable qu'au soir du 15 octobre. Je n'aurai plus rien à dissimuler, pas même de l'amour. "

Quelques heures s'écoulèrent. Et en refermant la dernière page de cette oeuvre, je ressentis une émotion assez singulière, celle qui vous dicte naturellement le silence, et suscite en vous l'imagination de ce qui aurait pu être la suite de cette histoire. Celle d'une demoiselle Inès professeur d'anglais, ayant pour voisin de chambre Vendello, italien jouant du violoncelle, et qui au fil de leurs rencontres, n'aura de cesse que d'éprouver un sentiment de plus en plus intense à l'égard de ce musicien. Un sentiment procurant autant d'égoisme que de tourmentes...

Un livre qui se lit avec plaisir. Des phrases simples et courtes comme des notes de musique, mais dont les textes décrivent avec justesse et sensibilité des émotions aussi touchantes et enivrantes qu'une douce mélodie.

Par Finchleyroad - Publié dans : Livres - Communauté : partage
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Jeudi 10 septembre 2009 4 10 /09 /Sep /2009 10:33


Le contexte économique mondial, le chômage en France, l'annonce des licenciements, la détresse humaine, la surmédiatisation, l'irrationnalité, l'effet de groupe, les peurs, l'exaspération, les bonnes raisons, l'intolérance, les "jusqu'auboutistes", la défaillance de l'Etat, les revendications légitimes, l'empathie, la tolérance, la peur en l'avenir, une zone géographique sinistrée, les fermetures des classes scolaires, l'anticipation, la bonne conscience, etc.
Vous mélangez tout cela dans un shaker, et vous obtenez ce qui s'est passé le mardi 8 septembre 2009 : trois institutrices ont été sequestrées par des parents d'élèves et élus :


Des parents d’élèves retenaient mardi soir dans le calme trois institutrices d’une école primaire de Laroque d’Olmes, dans l’Ariège, pour protester contre la fermeture d’une classe. «Nous avons pris possession de l’école – parents d’élèves et élus – et nous retenons les trois enseignantes de l’école, dont la directrice. Nous exigeons le maintien de la classe, au moins jusqu’à la fin de l’année, qu’ils les laissent terminer l’année», a déclaré la mère d’une élève de l’école Elisée-Maury.


«Nous avons appris que l’Education nationale avait décidé de supprimer le poste d’une institutrice, disant qu’il n’y avait pas assez d’enfants, il y a 47 élèves pour trois classes de CM1, CM2 et une classe CM1/CM2 et ils ont décidé d’en supprimer une», a-t-elle ajouté.

A la sortie de l’école mardi, 70 parents ont bloqué l’école. L’inspecteur d’académie de Foix a proposé de venir discuter avec eux s’ils levaient le blocage, mais ils ont refusé et affiché leur détermination en établissant un planning de roulement pour occuper l’école tant qu’ils n’auront pas eu gain de cause.


Jean-Charles Sutra, conseiller municipal de Laroque d’Olmes et responsable de la commission scolaire, s’est joint au mouvement de protestation.
«Nous sommes dans une région textile sinistrée, avec de nombreux licenciements, les gens partent pour aller chercher du travail ailleurs, nous venons de perdre trois élèves et nous sommes passés en dessous du seuil de 49 élèves, nombre nécessaire pour maintenir les 3 classes».

«L’Etat se désengage complètement et nous laisse dans la ruine, la gendarmerie est menacée, la trésorerie a fermé», regrette l’élu.

Un conseil municipal devait se tenir symboliquement, mercredi, dans la cour de l’école, où l’ancien joueur de football Fabien Barthez a donné ses premiers coups de pied dans un ballon.

(Source AFP)


Dommage qu'il n' y ait pas plus d'information concernant le contexte de cette situation... pas assez de journalistes ?
Dommage qu'il n'y ait pas de commentaire de l'une des institutrices séquestrées... connivence ?
Dommage que l'on ne sache pas plus précisement le nombre de classes totales dans cette école... doit-on faire 47 / 2 = x élèves par classe ?
Dommage qu'on ne sache pas si la fermeture d'une classe entrainera la suppression d'un poste d'un instituteur...orchestration ?

Quoi...? la photo d'une corde dans cet article est trop violente alors que tout s'est passé dans le calme ?
Quoi...? La médiatisation par la séquestration est une bonne méthode de revendication ?
Quoi...? Il y eut une séquestration alors que la classe n'est pas encore fermée ?
Quoi...? Le manque d'information rend parano ?
Quoi...? Que se passe-t'il à Pompertuzat en Haute-Garonne...?

A qui la prochaine profession sequestrée ?
Affaire à suivre...

Par Finchleyroad - Publié dans : Actualité - Communauté : l'actualité en général
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Mercredi 2 septembre 2009 3 02 /09 /Sep /2009 21:36


Comme mentionné lors du précédent article, ce fut d'abord la réponse de Mme Duflot, secrétaire nationale des verts à La Rochelle qui a attiré mon attention. Le bon sens nécessitait d'abord de remonter vers la cause et de comprendre l'origine de son intervention...

 Il est tout à fait compréhensible dans tout débat démocratique de répondre à son contradicteur avec provocation, emphase, sarcasme, humour... L'important étant que ce message soit compris et assez percutant pour qu'il suscite l'adhésion. Ce qui compte c'est que l'intervention fasse preuve d'un minimum de crédibilité pour qu'elle soit partagée par l'opinion publique. Cela ne semble point être le cas pour celle qui va suivre...

Voici la réponse de Mme Duflot faite le 29 août à Mme Royal : « Toutes celles et tous ceux qui s'aventurent à critiquer dans son principe et dans ses fondements la fiscalité écologique ne sont que des démagogues déconnectés de la réalité ».

De cet énoncé ressortent deux idées.
- La 1ère idée de Mme Duflot réside dans son adhésion totale au principe et  aux fondements de la fiscalité écologique. Cela signifie qu'elle est favorable à l'instauration d'une ponction financière sur les produits et activités polluantes. L'objectif est ici, de réduire la consommation excessive d'énergie génératrice de gaz à effet de serre, responsable du réchauffement climatique ; et donc de modifier nos comportements et habitudes "nuisibles" à l'environnement, ainsi que d'inciter ou contraindre les entreprises à s'investir dans des innovations favorables à la préservation de la planète... Démarche qui peut être difficilement critiquable.

- La 2ème idée en revanche contenue dans son énoncé est bien plus contestable. En effet, je suis resté estomaché par la radicalité de ces propos. Elle et les adhérants de son idée détiennent la vérité, tant pis pour les autres ! C'est limite sectaire... (l'émotion ou la prise de parole en public de notre militante n'étant pas une excuse suffisante...)
En marginalisant ceux qui sont contre la fiscalité écologique, en dévalorisant ceux qui ne partagent pas son opinion, en méprisant ceux qui ont ne serait-ce qu'un doute ou une critique, Mme Duflot se décrédibilise complètement et fait preuve d'un manque d'ouverture et d'humilité...

Sa réponse serait-elle pire que la démagogie reprochée à Mme Royal ? 
Et bien même si les deux interventions sont tout à fait critiquables, au moins les idées de Mme Royal pouvaient faire l'objet de débats car son discours n'était pas fermé. La réponse de Mme Duflot est finalement devenue contre-productive et inverse à l'effet escompté...

Ce point de vue n'est en aucune manière une prise de position politique (bis repetita), mais vise à exprimer mon sentiment sur l'occasion manquée par Mme Duflot de répondre de manière précise et argumentée à sa collègue socialiste.

Enfin, vous avez certainement remarqué que j'ai pris soin de ne traiter à aucun moment de ce qui était en toile de fond durant ces deux interventions politiques à La Rochelle, à savoir le projet de la taxe carbone présenté par le gouvernement en place...
Quel est son objectif, quel est son champs d'application, quel est son montant, qui sont concernés, quels sont les inconvénients et difficultés, est-il juste ou injuste... Bref que faut-il en penser... ? Pour "boucler la boucle", cela fera l'objet d'un futur article fin septembre...    ;  )

Par Finchleyroad - Publié dans : Politique
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Dimanche 30 août 2009 7 30 /08 /Août /2009 12:44


La taxe carbone fait partie des thèmes qui reviennent régulièrement  dans l’actualité car elle suscite à la fois le débat sur ses principes, sur son application, sur le parti politique qui souhaite l’instaurer… dans une société où l’écologie tient une place importante dans nos préoccupations.

Alors pourquoi en parler maintenant et pas avant ? (certains répondront malicieusement que ce blog n’existait pas avant…), et bien tout est venu de l’intervention de Cécile Duflot, secrétaire nationale des verts, en date du samedi 29 août 2009 à l’université d’été du PS à la Rochelle : « Toutes celles et tous ceux qui s'aventurent à critiquer dans son principe et dans ses fondements la fiscalité écologique ne sont que des démagogues déconnectés de la réalité ».

Il ne s’agit pas tant ici de se positionner sur l’utilité et la pertinence ou non de la taxe carbone, cette dernière nécessiterait une étude plus approfondie, mais surtout de se demander ce qui a bien pu amener Mme Duflot à prononcer une telle phrase (qui fera d’ailleurs l’objet d’un prochain commentaire dans ce blog tellement elle est riche de sens…)

Pour être clair, le sujet de la taxe carbone n’est ici que mon « opportunité » pour ce qui va suivre…

L’intervention de Mme Duflot est évidente, elle consiste en la réponse aux propos de la présidente de la région Poitou-Charentes, qui dans le même lieu dénonçait dans cette taxe une manœuvre destinée à « remplir les caisses que l'Etat a vidées. »,  ajoutant  « Je n'ai jamais pensé que l'écologie devait se défendre par la punition. Au contraire l'écologie doit se défendre par l'impulsion », et de finir par « De quel droit un gouvernement va-t-il assommer d'impôts des familles alors qu'elles n'auront même pas le libre choix de rouler propre ?».

Soyons brefs, soyons concis : Mme Royal dans :

- son premier énoncé critique l’action de la Droite au pouvoir;

- sa deuxième intervention marque l’opposition de style entre la conception de la Gauche (impulsion) et celle de la Droite (punition);

- et enfin et surtout, sa troisième réflexion tente de rallier à sa cause une partie de la population effrayée par le « monstre » impôt.

Démagogie dans son intervention ? Certainement (même si on a déjà vu pire de sa part...)

Pourquoi ? Je répondrai de manière provocatrice parce que l’ex-candidate à la fonction suprême n’en est pas à sa première fois... (et vous l’avez compris c’est un euphémisme).

Plus sérieusement, le système de pensée selon lequel les politiciens, et en particulier Mme Royal, utilisent sans cesse dans leurs interventions médiatisées les termes « les français », « la France », « les familles », « les citoyens »…, soit comme un bouclier, soit comme une excuse, soit comme un prétexte, soit comme une raison pure et noble pour (se ?) justifier  soit de la validité, soit de la pertinence, soit de la véracité ou même de l’utilité de leurs paroles..   et bien tout cela m’exaspère au plus au niveau.

Mme Royal a-t-elle besoin de ces artifices pour donner du contenu à ses propos ? Sommes-nous stupides à ce point pour ne pas penser que la taxe carbone va avoir des répercussions sur nous mêmes ? La probable future candidate à la présidence de la république se sent-elle obligée de penser pour et à la place des français qui eux en seraient incapables ?
Où sont ses arguments de fonds à l'encontre du projet de la taxe carbone ? En revanche on trouve bien vite les arguments contre le gouvernement en place... (c'est le jeu me diriez-vous...)

C’est ça la démagogie, c’est « la politique par laquelle on flatte, on exploite les sentiments, les réactions de masses » (Le Petit Robert).
C’est ça être démagogue, c’est une personne qui « flatte les masses pour gagner et exploiter leur faveur » (le Petit Robert). 
 

Voilà, ce fut juste un point de vue et un angle de réflexion sur une méthode qui devient de plus en plus un réflexe… Ce n’est aucunement une prise de position politique.., mais un agacement particulier...     

Par Finchleyroad - Publié dans : Politique
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